Comment livrer ses rushs et ses films à ses clients (sans lien qui expire)
Liens de transfert, cloud, disque dur : comment livrer des vidéos de plusieurs dizaines de Go à un client, quels formats choisir, combien de temps garder les rushs.
Le film est monté, étalonné, exporté. Il pèse 18 Go, les rushs en pèsent 600, et ton client l’attend ce soir. La livraison, c’est la dernière impression que tu laisses. Elle mérite mieux qu’un lien qui expire au bout de sept jours.
Les trois façons de livrer, et leurs limites
Le lien de transfert. Rapide, connu de tous. Mais le lien expire, souvent en une semaine : le client qui veut revoir son film trois mois plus tard te recontacte, et tu dois retrouver le fichier. Les versions gratuites plafonnent aussi la taille, ce qui oblige à découper.
Le dossier partagé dans le cloud. Pas d’expiration, mais le client tombe sur une liste de fichiers sans mise en page, doit souvent télécharger pour regarder, et l’espace se remplit vite quand tu stockes aussi tes rushs.
Le disque dur ou la clé USB. Apprécié pour un mariage, comme un cadeau. Mais il coûte, il faut le remettre en main propre ou l’envoyer, et il ne remplace pas un accès en ligne pour partager le film avec la famille.
Ce qu’attend vraiment ton client
- Regarder tout de suite, sur son téléphone, sans rien télécharger ;
- télécharger la bonne version : le film en haute qualité, le teaser pour les réseaux ;
- retrouver le lien plus tard ;
- partager avec ses proches, sans tout exposer publiquement.
Les formats à livrer
Pour un client final, un MP4 en H.264 reste le choix le plus sûr : lisible partout, sur tous les téléphones et téléviseurs. Le H.265 (HEVC) divise le poids par deux environ, mais certains appareils anciens le lisent mal.
Pour un client professionnel (agence, production), demande ce qu’il attend : souvent un master en ProRes pour pouvoir le retravailler, plus une version H.264 pour visionner.
Pense aussi aux déclinaisons : un format vertical de 30 à 60 secondes pour les réseaux, et un teaser.
Nommer ses fichiers
Un nom clair évite les « c’est quelle version ? ». Par exemple :
2026-11-21_Julie-Thomas_Film_v2.mp4 et 2026-11-21_Julie-Thomas_Teaser-vertical.mp4. La date, le
nom du projet, le type de livrable, la version.
Combien de temps garder les rushs ?
C’est la question qui fait exploser les coûts de stockage. Une bonne pratique : l’écrire dans ton contrat ou ton devis. Par exemple « les rushs sont conservés 3 mois après la livraison du film, le film final 2 ans ». Ton client sait à quoi s’attendre, et tu n’as pas à garder 600 Go par mariage pour toujours.
La méthode qui marche
- Dépose tout au même endroit, rangé par projet : rushs, photos, films finaux.
- Génère une version légère de chaque vidéo pour la lecture immédiate, en gardant l’original pour le téléchargement.
- Envoie un lien de livraison avec seulement les fichiers prévus pour le client, un message, et si besoin un mot de passe et une date d’expiration.
- Vérifie qu’il l’a ouvert, plutôt que de demander « tu as bien reçu ? ».
- Programme la suppression des rushs à la date prévue au contrat.
C’est exactement ce que fait Photo Manager Studio : les fichiers sont envoyés par morceaux (une coupure ne fait pas tout recommencer), chaque vidéo est lisible tout de suite même en 4G, et le lien de livraison est à ton logo. Tu sais quand ton client l’a ouvert, et ses favoris arrivent dans ton projet.